REVUE DE PRESSE

 

 

"Dans la superbe scénographie de Barbara Kraft, avec au sol une sorte de puzzle dont les pièces laissant des béances entre elles ne s'accorderont jamais, les comédiens dans leur dissemblance voulue jouent leur partition avec une extrême rigueur (la collaboration chorégraphique de Thierry Thîeu Niang y a sans doute contribué). Et l'on retrouve le "trait" d'Anne Théron, apparemment simple et toujours d'une rare intelligente efficacité. De Carolina Amaral (Iphigénie) à Richard Sammut (Ulysse), en passant par Vincent Dissez (Agamamnon) et Mireille Herbstmeyer (Clytemnestre), Alex Descas, Fanny Avram et Julie Moreau - le choeur -, Joao Cravo Cardoso, Philippe Morier-Genoud, toute la distribution franco-portugaise mérite d'être citée." Jean-Pierre Han, Critiques, Les dispositifs de Tiago Rodrigues, Magazine FRICTIONS

"Incarnée par une troupe de comédiennes et comédiens admirables, la mise en scène d’Anne Théron offre un écrin saisissant au texte de Tiago Rodrigues.Cette nouvelle version de la pièce écrite par Euripide au Vème siècle avant notre ère, magnifiée par une mise en scène de toute beauté (la scénographie et les costumes sont de Barbara Kraft, les lumières de Benoît Théron, les vidéos de Nicolas Comte, la création sonore de Sophie Berger, la collaboration chorégraphique de Thierry Thieû Niang), propose une réflexion passionnante sur le présent et la mémoire, sur les choses qui nous échappent et nous déterminent." Manuel Piolat Soleymat, LA TERRASSE

"Anne Théron le met en scène aujourd’hui avec un collectif d’acteurs remarquables, et la complicité de Barbara Kraft qui a imaginé la scénographie et les costumes.Marina Da Silva, L’HUMANITE

"Anne Théron a toujours su manier les sons et les musiques, les lumières et les ombres, les voix des interprètes. Dans l’espace classique de l’Opéra de la place de l’Horloge, bâtiment réhabilité vibrant de souvenirs de grandioses créations, de Bob Wilson à Thomas Ostermeier, la scénographie de Barbara Kraft qui signe également les costumes, déclinaisons de noir, à l’exception des épaules d’Iphigénie, offre un développement en cinémascope de l’espace représenté, palpitant dans les lumières de Benoît Théron. Sophie Berger nourrit sans relâche le son et Nicolas Comte, les vidéos."Le Journal d’Armelle Héliot 

 "Devant une toile où se projettent des flots irisés par le reflet de la lune, chacun chemine avec sa mémoire de l’avenir, avançant comme des pions dans une partie d’échecs, isolés les uns des autres dans une scénographie qui se fracture en îlots de sombres artefacts rocheux. L’anaphore « Je me souviens » accentue la plongée dans les sentiments, les remords d’Agamemnon (Vincent Dissez au bord des larmes, en conflit intime permanent et pourtant inexorable), l’impossible renoncement d’une Clytemnestre brisée à l’intérieur mais lucide, jouée dans un mélange de rage froide et de puissante vision politique par une Mireille Herbstmeyer étincelante."Thomas Flagel - Magazine Poly 

"Anne Théron a réuni une pléiade de solides acteurs pour faire vivre sous des cieux vides et des rivages plus proches de notre époque le combat de la reine ClytemnestreFabienne Pascaud, TÉLÉRAMA

"La distribution réunie subjugue : une Clytemnestre puissante, déterminée, Mireille Herbstmeyer, légende du théâtre. Humaine et rigoureuse, face à sa fille délicate qui ne prend la parole que rarement. Carolina Amaral possède la grâce sans faiblesse d’Iphigénie.LE JOURNAL D’ARMELLE HELIOT

"... Le théâtre, à l’égal du feu, est un voleur, et aussi un spécialiste de la tromperie des apparences. Alors le vent se lève. Et après le vent, c’est le public qui se lève pour applaudir ce spectacle inouï.Jean-Pierre Thibaudat, Club MEDIAPART

"Bouleversements. Dans son Iphigénie, Tiago Rodrigues transforme la tragédie antique en une pièce politique d'une magnifique intelligence. Dans sa mise en scène, Anne Théron fait entendre toute la force de ce texte qui suggère que, peut-être, rien ne sera plus jamais comme avant.Sylvia Dubost, NOVO 

"Une Iphigénie de haute volée. Certaines scènes offrent de véritables moments de grâce et d’intense émotion par la beauté du texte et le talent des acteurs.Jean-Louis Blanc, INFERNO-MAGAZINE

"Au dernier Festival d’Avignon, Anne Théron créait la version réécrite par Tiago Rodrigues d'Iphigénie. Les femmes y défient le Destin comme les fables divines qui peuplent nos souvenirs et figent un avenir tragique." Thomas Flagel, MAGAZINE POLY

"En choisissant de monter l'Iphigénie de Tiago Rodrigues, Anne Théron offre à ses acteurs un texte athlétique, jouant sur plusieurs temporalités qui leur permettent de magnifiquement se déployer." Oriane Jeancourt Galignani, TRANSFUGE.

"Ce qui a touché Anne Théron, ce sont ces "deux femmes qui disent NON, non aux hommes qui décident pour elles de leur destin, non à la guerre, non au monde tel qu'il est, non à la mémoire qui nous fait faire n'importe quoi... Il est plus que temps de passer à autre chose". Dominique Goy-Blanquet, EN ATTENDANT NADEAU, Journal de la littérature, des idées et des arts.

"Dans le texte de Tiago Rodrigues soutenu par la mise en scène de Anne Théron, tout s'anime, s joue au mot, au geste près, millimétrée fluide et passionné du petit bougé lyrique, ténu. Un spectacle où la mythologie séduite, concerne, touche et anime l'empathie de ceux qui attendent "le vent", celui qui emportera la flotte, les maux pour un sacrifice sur l'autel des alizées, du blizzard, là où Elle se déchaine et se rend, prend le pouvoir martial de pousser les humains dans leurs retranchements." Geneviève Charras, Iphigénie, torride et magistrale, L'AMUSE-DANSE

"Une mise en scène en forme de rêve ou de songe avec la présence à la fois hallucinée et sensuelle de neuf comédiens en forme de collectif - à l’écoute les uns des autres et de soi." Véronique Hotte, WEBTHEATRE, hottellotheatre.com

"Nous retrouvons Anne Théron, artiste associée au Théâtre national de Strasbourg, avec une mise en scène tout aussi impressionnante que celle de Condor de Frédéric Vossier. Grande découvreuse d'auteurs contemporains, elle a été frappée par cette version d'Iphigénie, qui selon elle, paradoxalement, déclenche l'espoir." Mireille Davidovici, Théâtre du Blog.