CELLES QUI ME TRAVERSENT
Création mars 2017
Conception et Mise en scène : Anne Théron
Chorégraphie : Julie Coutant, Akiko Hasegawa, avec Anne Théron
Collaboration artistique : Daisy Body
Danseuses : Julie Coutant & Akiko Hasegawa
Les artistes enregistrées : Florence Baschet (compositrice), Aurélia Georges (cinéaste), Élizabeth Prouvost (photographe) et Lydie Salvayre (écrivaine)
Scénographie et Costumes : Barbara Kraft
Création vidéo : Nicolas Comte
Création son : Sophie Berger
Création lumière : Benoit Théron
Régie générale : Mickaël Varaniac-Quard
Regard extérieur : Claire Schmitt
Administratrice de production : Sylvie Alquier / Gingko Biloba
Diffusion : Carol Ghionda
Celles qui me traversent.
L’INSTALLATION PLASTIQUE
BARBARA KRAFT
Septembre 2016
Comment répondre plastiquement aux propos de cette forme, accueillir l’image vidéo et se livrer aux jeux des danseuses ? Dans un espace sculpté par les paroles des femmes – leur intimité, les fragments de leurs corps - il m’a semblé important d’aller vers une matière d’écran organique.
J’ai cherché un élément fort, vivant, symbolique de la femme - de toutes les femmes .
L’idée des cheveux est apparue : une matière insolite qui a sa propre vie – sa texture – son mouvement – sa structure - sa durée.
Les cheveux sont un prolongement du corps humain avec une place particulièrement importante chez les femmes dans presque toutes les cultures – nationalités –religions – milieux sociaux - époques ou générations.
Les cheveux sont révélateurs de la manière de se modeler soi-même, de se sculpter soi-même en intégrant dans son propre corps des significations sociales et culturelles.
Les cheveux sont souvent la partie la plus visible de nos différences – signe identitaire : blonds, bruns, roux, noirs ou blancs. Ils sont lisses, crépus, bouclés ou raides. Longs ou courts, ils servent à nous distinguer ou nous imiter les uns les autres. Au delà des différences et des conformités, Ils procurent une expérience de l’unité du genre humain
La paroi de cheveux a une taille monumentale ( 5 x 5.5 mètres). Elle est réalisée en couches multiples dont la texture profonde interagit avec la vidéo. Les images de peau et de fragments de corps s’enfoncent dans la masse de cheveux. Entrainées par le mouvement des danseuses, elles se creusent, frémissent, s’étirent et s’envolent. La paroi, répondant aussi au son, prend corps comme un troisième acteur entremêlé avec les corps des danseuses.
Les cheveux sont en fibres synthétiques Kanekalon, très proches de la nature des cheveux humains.
Note BARBARA KRAFT 2017
CRÉATION :
- Le 9 mars 2017, à L’Avant-Scène Cognac, Scène Conventionnée Danse (16)
En co-réalisation avec Le Gallia Théâtre – Saintes
TOURNÉE 16-17 :
- Le 21 mars 2017, au Grand R, Scène Nationale de La Roche-sur-Yon (85)
- Les 4 et 5 avril 2017, à POLE SUD, CDC de Strasbourg (67)
- Du 4 au 6 octobre 2017, à La Filature, Scène Nationale - Mulhouse (68)
Une production de la compagnie Les Productions Merlin
En coproduction avec L’Avant-Scène Cognac, Scène Conventionnée Danse ; Le Grand R, Scène Nationale de La Roche-sur-Yon ; POLE SUD, CDC de Strasbourg ; La Filature, Scène Nationale - Mulhouse
Avec le soutien du Gallia Théâtre de Saintes, du CENTQUATRE-PARIS
Résidence Ferme du Buisson / Scène Nationale de Marne la Vallée ; CENTQUATRE-PARIS ; L’Avant-Scène Cognac, Scène Conventionnée Danse
La compagnie Les Productions Merlin est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Nouvelle Aquitaine) et la Région Nouvelle Aquitaine.